« 2007-01 | Page d'accueil | 2007-03 »

16.02.2007

En Mars, le boucher est de sortie !

La promotion d'un roman est une chose assez déstabilisante... Celà fait plusieurs mois (voire années) que vous l'avez terminé, plusieurs semaines (voire mois) qu'il est sorti en librairie, bref un certain temps qu'il vit sa propre vie de son côté, qu'il appartient aux lecteurs et que vous êtes en train de bâtir le second... Et voilà que l'on vous demande de participer à des salons et des rencontres pour parler de votre premier livre... Et là, les souvenirs reviennent : la façon dont l'intrigue s'est construite peu à peu, l'émergence des personnages, et les longues heures d'écriture et de doutes... Toute une foule de petits détails que vous pensiez avoir oublié et qui reviennent vous frapper de plein fouet. Le premier roman vous rattrape et se met à grignoter le second... Etrange sensation que de sentir ces deux histoires qui viennent se télescoper alors que rien ne les y avait prédestinées. Et le second roman se met alors à se modifier, subtilement influencé par les souvenirs du premier... Rien de désagréable, rassurez-vous, juste déstabilisant...
D'ailleurs si vous désirez en discuter "en live" avec votre serviteur, n'hésitez pas à venir faire un tour sur les manifestations suivantes auxquelles je vais participer avec d'autres auteurs de Polars en Nord :
- Rencontre/débat autour du polar régional au Furet du Nord, le 2 mars à 17 heures à Lille.
- Semaine du Polar dans les magasins Auchan, le 10 mars (V2 ou Faches-Thumesnil)
- Salon du Polar de Bondues, les 17 et 18 mars à Bondues.
- Salon du Polar de Lens, les 31 mars et 1er Avril à Lens.
A tout bientôt, donc
Chris²

01.02.2007

Des critiques... En veux-tu ? En voilà !

Après les avis de lecteurs, voici venir les critiques "professionnelles"... Toutes convergent pour dire que c'est un roman particulièrement original : qualité selon les lecteurs mais défaut selon de nombreux éditeurs... A vous de juger !

- la critique de Pol'Art Noir (le site de référence du genre avec une interview à découvrir ici) :

Christophe Debien a choisi une entrée en matière directe. Il fonce droit dans le tas... de viande. On pourrait même se croire embarqué dans un thriller à l'anglo-saxonne : crime violent, médecin légiste, ambiance sanguinolente, et pourtant il n'en est rien. Après une entame expéditive qui frise avec le genre, Christophe Debien prend heureusement le temps de poser son ambiance, ses personnages, et on oublie un peu ce premier cadavre, qui passe dès lors au second plan, pour se pencher sur le cercle qui gravite autour d'Ange François — voire sur lui-même.
Retournement de situation. L'auteur prend le lecteur à rebrousse-poil et c'est un homme le cul entre deux chaises qu'on découvre (ou plutôt entre un divan et une table d'autopsie), un étudiant en médecine qui n'en finit pas de choisir entre ces deux spécialités, la psychiatrie ou la médecine légale...
Ange oscille, sa vie le mène plutôt que l'inverse. Autour de lui, un cercle de personnages secondaires solidement campés, décalés aussi, qui apportent toute l'épaisseur au récit. Christophe entretient le mystère et mène la danse avec brio. Il nous tient, puisqu'au bout du compte on ne sait pas où il veut nous mener. Alors on se laisse faire... Un corps est retrouvé torturé mais pas vraiment d'enquête... Et alors ? La vie suit son cours, tumultueux parfois.
Car au fond, c'est tout de même une curieuse aventure que vit Ange, peuplée de rencontres étonnantes, bouleversantes. La mort y est omniprésente, on évoque le satanisme, on effleure le vaudou, on approche la taxidermie en compagnie d'un légiste, mais jamais on ne tombe dans le morbide. L'équilibre, difficile à maintenir, est tenu.
Une écriture au style très littéraire, ne recourant que très rarement au dialogue, donne à ce roman un goût particulièrement original, sophistiqué, tout en décalage, et de ce point de vue là, c'est incontestablement une réussite. Le mysticisme y rencontre la science en s'offrant quelques détours par des paradis artificiels. On s'y perd... mais on s'y retrouve.


- la critique du Cercle Noir (le site officiel du festival de Cognac) :

L'affaire du boucher du Vieux-Lille
Ange François, ancien psychiatre reconverti en médecin légiste, est appelé pour une autopsie. A son arrivée, il découvre le cadavre d'une jeune femme qui a été droguée puis découpée en morceaux, façon puzzle. Plus de main, plus de pied, elle a été énucléée et a même subit une ablation du cœur.
Les moignons ont été cautérisés et le corps a soigneusement été lavé avec une solution alcoolisée. De plus, quelques parties de son corps ont été scarifiées de signes cabalistiques et de mots en latin. Le mode opératoire fait penser à un snuff movie, ces films amateurs très spéciaux dans lesquels certains fêlés du bocal mettent en scène des meurtres particulièrement horribles, voire réels.

Totalement désorienté le lecteur navigue en eaux troubles, entre satanisme, vaudou, sorcellerie et ésotérisme, de quoi y perdre son latin justement.
Un polar inattendu, déroutant et gore. Pour lecteur averti, âmes sensibles s'abstenir.

Patrice Farnier



Et voilà !
A tout bientôt